Samedi 20/10 : Tournoi de RummiKub à 14h00 au Fenil icones_peda

Septembre 2017 - Voyage au Morbihan

par Micheline Grasset
vendredi 8 décembre 2017
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Tout d’abord, un grand merci à mes 2 collaboratrices, sans qui j’aurais eu plus de mal à rédiger ce texte :
Renée et ses copions, Monique et ses photos.

C’est dans un car archiplein, que quelques personnes d’un certain âge (et non d’un âge certain) partirent pour visiter la Bretagne et surtout le Morbihan : « La Petite Mer ».
Un peu de pluie, des nuages, du soleil, beaucoup de vent : telle sera la météo de la semaine. Qu’importe, la bonne humeur est dans le car et l’on profitera au maximum des éclaircies : en effet, à chaque arrêt (ou presque), la pluie s’arrête aussi.
Commençons par une escale au Mont Saint-Michel. Après un réveil très matinal, nous y arrivons avec un peu d’avance, mais en profitons pour admirer le Mascaret : la marée montante qui recouvre à une vitesse phénoménale la plage au pied du Mont, alors que nous ne sommes pas à l’époque d’une grande marée.
Les guides nous emmènent dans une visite super bien commentée, avec anecdotes et chansonnettes à l’appui.
Fondée par les Bénédictins au 10ème siècle, cette abbaye est devenue un lieu de pèlerinage, une forteresse pendant la guerre de 100 ans pour terminer en prison au 18ème siècle. On a même vu les cachots qui donnent vraiment froid dans le dos.
On monte, on descend, on passe d’une salle à une autre, un escalier droit, un en colimaçon…Certains ont même cru qu’on avait escaladé 1256 marches, alors qu’il n’y en avait que …350. Quelle déception !!
Ouf, on s’assied chez la Mère Poulard qui nous sert tout sauf sa fameuse omelette, mais c’est bien rassasiés, que nous reprenons le car en direction d’Erdeven.
Chacun prend possession de sa chambre et sans trainer, 1er apéro au bar avec explications des différentes activités. Après un joli documentaire sur « ce qui nous attend », dodo car on est déjà bien fatigués !
Soazig (la petite Françoise) nous accompagne dans notre découverte pendant tout le séjour. Elle a un bagage incroyable de dates, d’évènements, de connaissances au point qu’on a parfois du mal à tout assimiler : faut dire qu’on a plus 20 ans !!!
A partir de Plouharnel (Paroisse d’Arnel, missionnaire), nous découvrons des menhirs et des dolmens, et cela ne fait que commencer.
Pour la petite histoire, on retiendra que « men », c’est une pierre et suivant qu’elle est couchée ou debout, c’est un dolmen ou un menhir (si j’ai bien compris). Dans le même ordre d’idées, il y a également les tumulus : tas de pierres et de terre et les cairns, uniquement des pierres.
Cap sur Carnac où nous aurons notre dose de menhirs avec les fameux alignements qui en compte quelques 2934 (et cela, c’est la vérité).
A La Trinité Sur Mer, quelques pas sur le quai des voiliers, dont quelques-uns ont gagné plusieurs courses : incroyable comme c’est grand par rapport à ce que l’on imagine en les voyant à la TV. Mais une grosse averse nous oblige à nous réfugier dans le car sous peine d’être complètement arrosés.
Enfin Locmariaquer, avec sa table des Marchands (cairn : définition : voir plus haut) et son grand menhir en 4 morceaux (et non 1000), couché sur le flanc.
Toutes ces villes étant réputées pour leurs fabuleuses huitres, nous avons droit à un cours d’ostréiculture dans le car. En effet, il n’était pas question de repos des esprits au cours des déplacements.
Et c’est de Locmariaquer que nous avons embarqué pour une visite du golfe du Morbihan et de ses petites iles, dont l’Ile aux Moines dont je ne parlerai jamais assez…
Je crois également qu’il n’est pas non plus nécessaire de revenir sur le retour : chacun s’en souvient !!!
La journée du mardi fut la plus longue en distances parcourues en autocar.
Locronan « le lieu de Ronan » est une jolie petite ville qui doit son nom au moine Ronan, qui aurait accompli des miracles au VIème siècle et continue, d’ailleurs, toujours maintenant !
En effet, il suffit de faire 3 fois à genou, le tour du tombeau du gisant et de passer en dessous, dans l’église, pour être guéri de ses rhumatismes. Notre ami Louis, s’exécuta mais l’histoire ne dit pas si le miracle s’accomplit ???
Un peu plus terre à terre, c’est là aussi que nous avons pu déguster le fameux « Kouign-Amann », pâtisserie super légère avec ses 30% de beurre (non allégé).
Nous arrivons à Quimper, c’est-à-dire : au confluent de rivières.
La vieille ville est très typique avec des maisons ayant une charpente en bois garnie de plâtre et de torchis (colombage) et où le 1er étage surplombe le rez de chaussée, le 2ème surplombe le 1er et ainsi de suite (encorbellement). En fait, la raison de ces encorbellements serait purement fiscale : la taxation se faisait suivant la superficie au sol.
Tout cela paraît bien technique mais l’effet est assez impressionnant.
Enfin visite de la superbe cathédrale avec des vitraux incomparables.
Nous ne quitterons pas Quimper sans avoir dégusté des crêpes salées et sucrées accompagnées d’un verre de cidre…évidemment.
Dernière étape de la journée : Concarneau. Nous en avons fait le tour grâce aux remparts qui entourent la « ville close » où se groupent les commerces touristiques. C’est là qu’on pouvait notamment acheter, les fameux bols personnalisés : gloire de la Bretagne.
Prévisions météo pour le lendemain : Pluie, Vent, tempête en mer : belle perspective !
On va à Belle-Ile-en mer !!!
Effectivement, mercredi matin, le temps est exécrable et chacun de se demander : qu’est-ce que je fais ici ??? J’exagère évidemment (comme d’habitude diront certains).
Embarquement à Locmariaquer à bord du « Bangor » à 9h30.
Quelques minutes après le départ, la pluie cesse définitivement et les plus téméraires font la traversée sur le pont. Quant aux autres, certains, victimes de petits désagréments dus aux caprices de la mer, devront utiliser les sachets prévus à cet effet.
Nous débarquons dans la ville principale où accostent tous les bateaux provenant du continent, Le Palais. Pas le temps de flâner, un autocar nous attend pour un tour de l’ile avec commentaires à l’appui.
Le chauffeur-guide nous raconte qu’il est un des deux guides nés sur l’Ile et un des derniers acadiens de Belle-Ile.
Un peu d’histoire :
Au 18ème siècle, Belle-Ile est occupée par les Anglais et du coup, désertée par ses habitants. A la même époque, les Acadiens (au Canada) subissent le même sort, sont expulsés et envoyés à Belle-Ile pour la repeupler.
Il connaît l’Ile comme sa poche et nous fait découvrir ses merveilles :
Les Aiguilles de Port Coton où avec un peu d’imagination, on découvre, taillés dans le roc, un « Mont Saint Michel », un loup hurlant, un buste, etc
Le phare de Bangor qu’on aurait pu visiter si on avait eu le temps…
Une escapade dans le vent où l’on aurait pu facilement s’envoler et où l’on aperçut un nageur dans son plus simple appareil, affronter la mer déchainée au péril de sa vie !!!
Après un repas au « Café Bleu », une petite randonnée à pied pour digérer et profiter du petit port de Sauzon.
La grotte de l’Apothicairerie, située à l’ouest de l’Ile, c’est là que le vent est le plus violent. Les vagues peuvent atteindre 25m de haut, le vent, 250km/h. L’eau passe sous la grotte et forme un geyser.
Il est recommandé de ne pas trop s’approcher des falaises. En effet, le pourcentage de perte de touristes est revu à la baisse.
Terminons à La Pointe des Poulains par le domaine de Sarah Bernhardt, actrice très excentrique.
En effet, elle se plaisait à dormir dans un cercueil pour s’habituer à la mort ; n’admettant pas que quelqu’un la domine, elle voulait que ceux qui désiraient la saluer, le fassent…à genou !!! Elle a été comblée, car son tombeau est surélevé, donc personne n’est plus haut qu’elle, même après sa mort. Mais contrairement à son désir, elle est enterrée, non pas à Belle Ile, mais au Père Lachaise à Paris (elle y a peut-être plus de visite)
Cerise sur le gâteau : alors que nous n’avons essuyé qu’une petite averse chez Sarah, La pluie a régné en maître à Erdeven.
Le jeudi fut le plus beau jour de la semaine au point de vue météo : soleil, soleil et encore soleil et au point de vue activités : rien, rien et encore rien !!!
Mais ce n’est pas vraiment la vérité : chacun trouva son bonheur : à la grasse matinée, à la plage, à la piscine, à la pétanque, au golf miniature… mais pas au bar fermé jusqu’à 18heures !!!
Mais à Midi : apéro avec huitres et assiettes du terroir et le Soir : buffet superbement garni avec fruits de mer et des produits bretons : Que du bonheur !!!
Déjà se profile le dernier jour.
Nous retournons à Quiberon, non pas pour embarquer mais pour visiter une conserverie des produits de la mer et c’est là que l’on comprend l’expression : « être serré comme des sardines ».
En effet, c’est une à une qu’elles entrent dans la boîte, bien serrées les unes contre les autres, aspergées d’un peu d’huile et hop, on ferme le couvercle !
Le retour nous fait découvrir la côte sauvage un peu trop rapidement. Après le « déjeuner », pas le temps de respirer, on est partis pour Vannes.
Notre guide est encore bien remontée et nous gratifie de dates, de sortes d’architecture, d’Histoire… Elle nous apprend entre autres :
Que l’hermine est le symbole de la Bretagne, qu’il y en 11 sur le drapeau breton que celui-ci est assez récent (1923) qu’une hermine qui ne voulait pas se salir, a préféré mourir que la devise des bretons est : « plutôt la mort que la souillure »…
Ouf, le reste, j’ai un peu zappé. (Désolée)
Dernière étape : Pèlerinage à Sainte-Anne d’Auray. Nous étions les seuls pèlerins car ce n’était pas le bon jour : le 27 juillet (mais cette année, il pleuvait…) Nous avons bien profité de l’immense esplanade déserte puis visité en silence la Basilique, car il y avait une chorale qu’il ne fallait pas déranger.
Il semblerait que les touristes retiennent à peu près 7% de ce que racontent les guides.
Imaginez ce que serait ce petit compte rendu, si j’avais tout retenu …
A la prochaine
Micheline



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